10 janvier 2011

Sydney dernière !


C’est notre dernière escale à Sydney avant de quitter l’Australie.

Nous décidons initialement de changer de quartier de résidence et de connaître "Sydney plage" à Bondi Beach.
Situé à l’Est de la ville en bord de mer, c'est un quartier très select (belles demeures, magasins chics) et cher : nous allons crever le plafond tarifaire avec un logement à 90 dollars ! 90 dollars pour un backpacker bruyant et quasi insalubre (moquette crasseuse …).

L'activité est intense sur la plage : les surfeurs cohabitent avec les joggeurs et les cours de fitness. Tout le monde se met au sport, de l'adolescent à la mère de famille dans son survêtement Nike dernier cri.
Nous envions la qualité de vie des habitants de Sydney, avoir toutes les facilités qu'offre une grande ville, la proximité de la mer et des montagnes ...
Nous rencontrons dans le métro 3 surfeurs en tongs avec leurs planches enduites de cire (pour glisser sur la vague mais pas sur la planche !), ce n'est pas dans métro parisien que nous croiserions des planches de surf!

Le lendemain, échaudés par la qualité de notre logement, nous changeons de quartier et choisissons un backpacker (Maze Backpacker) proche de la gare centrale, très pratique pour se rendre à Blue Mountains.

Inscrites au patrimoine mondial de l'Unesco, les Blue Mountains sont une chaîne montagneuse dont le nom vient de la vapeur qui flotte au dessus des forêts d'eucalyptus ; il s'agit d’une l'huile volatile émise par les arbres.

 
Nous nous y rendons en train de banlieue, 2h de trajet à traverser la banlieue tentaculaire de Sydney.
Nous nous arrêtons à Katoomba, principale et charmante petite ville du parc.

Lorsque nous arrivons au canyon, nous sommes émerveillés par le panorama : devant nous la forêt dense d'eucalyptus au ton vert bleuté et, à notre gauche, 3 rochers roses (the Three Sisters : 3 rochers de plusieurs centaines de mètres de hauteur et autour, le vide!).
Après avoir laissé nos affaires au camping proche, nous partons pour 6h de randonnée dans la forêt. Nous empruntons le sentier haut qui surplombe le canyon. Nous profitons ainsi d'une succession de points de vue aménagés : l'occasion d'admirer les falaises constituées par l'empilement de couches successives de grès durant plusieurs millions d'années.
Sur le trajet du camping, nous traversons de belles propriétés avec de grands jardins : les résidences secondaires de riches habitants de Sydney.

Notre dernière étape à Sydney, c'est la traversée de la baie en ferry jusqu'à la baie Watson.
C'est une balade en bateau très agréable qui permet d'admirer sous tous les angles l'Opéra House de Sydney entouré de voiliers et de rejoindre une presqu'île rocheuse.
C'est un bon plan pas cher (ces ferries sont utilisés par les habitants comme transport en commun) pour découvrir la baie.

Nous terminons notre séjour australien ce dimanche 16 janvier.
Nous décollons en Boeing 747 de Qantas vers Bangkok : un vol de 9h pendant lequel nous faisons la connaissance d'un couple toulousain qui font également un tour du monde dans le même sens (et presque les mêmes dates) que nous.
Pendant le vol, Stéphane se passionne pour le film "The Social Network", l'histoire du fondateur du réseau social Facebook.
A la découverte d’un nouveau continent : l’Asie, une première pour nous deux.

2 janvier 2011

South Coast


Nos 14h de bus entre Sydney et Melbourne se passent agréablement : entre deux siestes, nous observons des paysages de campagne vallonnée.
En milieu de journée, le bus fait une pause à la capitale Camberra, une ville d’aspect froid dont le centre fourmille d’immeubles récents.


Melbourne est la 3ème ville australienne avec plus de 3,8 millions d’habitants. C’est une ville qui se distingue par son effervescence culturelle : concerts, expo, musées, opéra… il y a beaucoup à voir et à faire ici !

Le centre ville est traversé par la rivière Yarra. Au niveau de chaque rive, des gratte-ciel rivalisent d’audace et d’hauteur comme c’est le cas dans les villes « jeunes ».
L’architecture de certains bâtiments publics surprend : le Federation Square est un ensemble de bâtiments cubiques qui entourent une place pavée au cœur de la ville. Un écran géant diffuse en permanence reportages et sports. Dans deux des cubes, nous visiterons les musées de l’image (qui relate l’évolution de l’image de l’invention du cinéma à l’internet ; exposition ludique où il est possible de tester des effets spéciaux surprenants) et le musée de l’art de l’état de Victoria (peintures contemporaines, exposition d’autoportraits et de photos de paysages transformés).

Melbourne est dotée de nombreux parcs, dont l’inévitable Botanic Garden, ainsi que d’espaces verts et des lacs, idéal pour la pratique du jogging ou de la voile.
Autre particularité de la ville, son côté cosmopolite : beaucoup d’asiatiques mais aussi des indiens, des italiens et des français qui sont ici plus nombreux qu’à Sydney.


Nous avons choisi l’état de Victoria et la région de Melbourne pour travailler dans une ferme biologique.
Pourquoi cette étape ? Après plus de 6 mois à vadrouiller, nous ressentions le besoin de poser quelque temps nos sacs et d’avoir une activité nous permettant de côtoyer des australiens. Car nous avons traversé en Australie des régions très touristiques et nous avons surtout fréquenté des backpackers anglais, allemands… mais peu d’australiens.

Sur les conseils de Laetitia et Pierrick (que nous avions rencontrés en Argentine à la Péninsule Valdez), nous avons adhéré à l’association WWOOF (Willing Workers On Organic Farm).
Le principe est simple : le wwoofer est accueilli dans la ferme biologique de son choix (plus de 2000 sont référencées dans un livret fourni au moment de l’inscription).
Il est nourri et logé (mais pas rémunéré) en échange de travaux dans la ferme.

Nous avons sélectionné une ferme de 33 hectares à une heure de train de Melbourne. La propriété est située au cœur de la Yarra Valley, une belle vallée constituée de prairies d’élevage et de forêts. Malheureusement, la forêt proche de notre ferme a été touchée par un grand incendie il y a 2 ans.

Dans notre ferme, il y a des animaux : 16 poules pondeuses, environ 30 moutons et agneaux, des bœufs, deux chiens (si vieux qu’ils dorment en permanence) et un superbe cheval blanc de 23 ans (sans arrêt en train de quémander des carottes à manger).

Nous sommes accueillis par Hazel, australienne de 47 ans qui travaille seule à la ferme depuis une dizaine d’années. Elle délègue aux wwoofers certaines tâches qu’elle ne peut plus faire du fait de son mal de dos.
Hazel est une femme de caractère, directive, assez peu patiente et peu tolérante mais toujours disponible pour répondre à nos questions et bonne cuisinière.

Au cours de notre séjour de 5 jours, nous allons ramasser les œufs et nourrir les poules, couper les mauvaises herbes avec le fil coupe herbe (un engin que Stéphane adore !), planter des plants de tomates et de pastèques, ramasser l’ail (une manœuvre très délicate : ne pas séparer la tige des bulbes) et les pommes de terre, déraciner des muriers sauvages et bien sûr, désherber.

Nous travaillons de 4 à 6 heures par jour avec des pauses toutes les 2 heures, ce n’est pas le bagne ! Le job est assez physique (couper le bois à la hache demande pas mal de force) mais moins difficile et plus varié que les travailleurs de ferme classique : ceux qui sont accroupis toute la journée à ramasser des fraises ou ceux qui se brûlent la peau des bras à cueillir les mangues ne diront pas le contraire.
Et il est bon d’avoir une activité manuelle certes routinière mais simple permettant de laisser son esprit voyager, de penser aux pays visités et à ceux qui nous attendent.


Le bio est plus difficile que les cultures dites conventionnelles : pas de pesticides, ni d’herbicides ou fongicides… que du naturel et du manuel …
Afin de limiter l’opération fastidieuse du désherbage, l’astuce consiste à recouvrir la terre d’une bonne couche de paille.
Afin d’accroître les rendements (plus faible du fait de l’absence d’engrais chimiques), il faut associer certaines plantes avec d’autres. Par exemple, les plants de tomates apprécient la proximité avec le trèfle, légumineuse qui enrichit le sol en composés organiques en fixant l’azote de l’air.
En bio, il faut éviter les alignements de végétaux tous identiques (plus vulnérables aux attaques de parasites et aux maladies). Très différent des potagers traditionnels dont nous avons l’habitude où les légumes se succèdent par rangées … comme dit Hazel, ici ce n’est pas un rayon de supermarché pour les parasites !


Au cours de notre séjour, nous mangeons des fruits et légumes du jardin : des pêches et abricots juteux et savoureux, des fèves (pour la première fois de notre vie !), laitues, carottes et brocolis au goût typé, un régal ! Christophe qui adore le « vert » est aux anges … trêve de riz, pâtes et pommes de terre pendant une semaine !
Mais également beaucoup d’œufs frais : les 16 poules pondent jusqu’à 12 œufs par jour.

Nous dormons dans la grange voisine, au milieu des outils agricoles : tracteurs, tondeuses, cisailles …


L’état de Victoria manque cruellement d’eau, surtout en été.
Comme la majorité des propriétés de l’état, la ferme est autosuffisante en eau. L’eau de pluie des toits est collectée dans de vastes citernes et celle-ci est utilisée pour boire et se laver. Il faut juste ne pas gaspiller l’eau : mini douches de quelques dizaines de secondes (attention Christophe, Hazel veille !).
Lorsque les citernes sont vides, l’eau en bouteille prend le relais.

Ces 5 jours ont été agréables et reposants.
Seul regret : ne pas avoir davantage travaillé auprès des animaux, par exemple traire des vaches ou tondre des moutons. Manque de chance, Hazel élève des vaches et des moutons uniquement pour alimenter son barbecue … En fait, peu de fermes biologiques australiennes sont exclusivement consacrées à l’élevage car la majorité des fermes sont de petites propriétés tenues par d’anciens hippies qui souhaitent être autosuffisants en produits agricoles (sans chercher à les revendre).


Justement, nous verrons au marché voisin de San Andrews de nombreux hippies et autres babas cool. En parcourant les allées de ce marché, nous avons l’impression de retourner aux années 70 : les jeunes et moins jeunes sont habillés de vêtements en tissus amples, légers et très colorés et portent de grandes et rondes lunettes de soleil (mode été 2010 en France).
Assez surprenant en Australie où tout est souvent assez conventionnel.
Cela dit, les huiles essentielles et autres onguents naturels vendus dans ce marché sont très chers, même les hippies ont la fibre du commerce.


De retour à Melbourne, nous décidons de faire, en 2 jours, la Great Ocean Road en louant une voiture de location.
Cette route, construite par l’armée au cours de la 1ère guerre mondiale, longe sur 100 km la côte Sud entre Torquay (à une centaine de kilomètres de Melbourne) et Portland.




Cette route est réputée comme étant l’une des plus belles routes côtières au monde. Mais sans doute, les australiens s’enthousiasment un peu vite. Certes, c’est une belle route qui longe de  grandes plages de surfs, qui traverse des villages très touristiques, qui passe des chaînes de montagnes et des falaises.
Mais nous avons déjà roulé sur des routes encore plus belles et plus sauvages.


Malheureusement, la météo ne sera pas des plus favorables : 2 jours de temps gris et de pluies abondantes. Après le Queensland, l’état de Victoria va être frappé par d’importantes inondations, les plus importantes depuis le début du 20ème siècle.
Malgré la pluie, de nombreux surfeurs sont dans l’eau ; il faut dire que l’océan est déchaîné.
La surf-coast est reconnue pour ses nombreux spots de surf avec des vagues pouvant atteindre 5 m de haut …


Nous nous arrêtons longtemps au lieu dit « Les 12 apôtres » : il s’agit de rochers en grès hauts de 30 mètres isolés et battus par les vagues. Sous l’assaut de l’océan, la falaise recule et des pans de roches chutent régulièrement. Les rochers eux résistent davantage avant de sombrer.
Malgré le ciel sombre, la couleur beige jaune des falaises tranche avec la couleur grise de l’océan. Le panorama est superbe, bien plus grand que les rochers d’Etretat !


Nous rentrons à Sydney par avion via l’aéroport low cost de Melbourne (un hangar où tout est fait pour réduire les coûts) : par avion, c’est le même prix que le trajet fait en bus mais beaucoup plus court (90 minutes au lieu de 14 h !).

1 janvier 2011

Bonne Année ! Happy New Year ! Feliz Ano Nuevo !





Nous vous souhaitons à tous, lecteurs réguliers ou irréguliers, une bonne et heureuse année 2011 !

Une bonne santé bien sûr ! mais aussi de bonnes surprises, beaucoup de succès et de nombreux voyages !
Activez-vous avant que l’augmentation du prix du pétrole ne rende les vols aériens trop coûteux !

26 décembre 2010

East coast, quatrième semaine. New Year Eve


26 décembre. La Golden Coast – Surfers Paradise.
Nous quittons Brisbane sous la pluie et nous arrivons 1h30 plus tard à Surfer Paradise … sous la pluie.
Une pluie à la mode bretonne, faible mais qui dure toute la journée avec des périodes de déluge.

La Golden Coast (ou plutôt la « Grey Coast » étant donné le temps pourri) est une succession de stations balnéaires bordées d’une belle plage, paradis des surfeurs car les vagues y sont très hautes (comme dans les Landes).
Surfer Paradise est la plus connue de toutes les stations : c’est une ville de frime avec ses multiples bars et boîtes.
Les vacanciers venus, pour la plupart de Sydney, logent dans des gratte-ciel de plusieurs dizaines d’étages (gigantesques, aux formes parfois audacieuses, de nouveaux sont en construction).

Des surfeurs n’hésitent pas à braver la mer démontée ; ils donnent envie d’apprendre ce sport.
Tout d’abord, le surfeur prend la vague allongé sur la planche. Puis il se lève et accompagne la vague au niveau de la crête en restant debout.
Nous sommes une fois de plus impressionnés par la qualité des équipements collectifs mis à disposition par la ville : sanitaires, douches (certaines construites en marbre !) et lave pied (génial ce système de jet d’eau orienté vers le pied pour enlever le sable) tous les 100 mètres, barbecue mais aussi de très bonnes machines de fitness tout au long du parcours sportif !



26 décembre. Byron Bay
Nous ne passons qu’une petite journée à Surfer Paradise puisque nous avions choisi de nous établir à la station de Byron Bay à 2 heures de bus plus au Sud (nous changeons d’Etat – New South Wales - et aussi d’heure).

Bien nous en a pris : de taille humaine et entourée de parcs naturels, Byron Bay est une ville beaucoup plus séduisante que les stations huppées de la Golden Coast.
Le problème est que nous ne sommes pas les seuls à avoir eu le même choix.

La station est saturée : plus de place dans les logements, restaurants pris d’assaut, plage principale bondée. Les australiens sont en vacances et occupent massivement le terrain !
Bien entendu, les commerçants profitent de l’aubaine et augmentent considérablement leurs prix.

Nous avions anticipé cet afflux et nous avions réservé un emplacement camping à la mi-décembre.
Mauvaise surprise, le camping est à 6km du centre de Byron Bay... Il va falloir prendre le taxi, les rares bus … ou se dégourdir les jambes !

Autre mauvaise surprise, la plage est à 10 minutes de marche du camping. Pour un camping qui se nomme « Beach tourist park », c’est de la pub mensongère !
Enfin, une route très passante le longe : pour une ambiance calme et paisible, nous repasserons D’autant plus que notre tente est entourée d’australiens dont la principale motivation est de boire la nuit venue et d’évacuer ensuite un nombre considérable de canettes et bouteilles vides le matin.
Tout cela pour 64 dollars la nuit !!! (50 euros pour une dizaine de m² d’herbes et le droit d’utiliser une cuisine crasseuse !).


Mise à part les belles plages qui entourent la ville (la grande Talkow beach, la sauvage King beach, la peuplée Main beach) et le Cap Byron (cette pointe est l’endroit le plus à l’est en Australie), il n’y a pas grand-chose à faire ici.
Néanmoins Byron Bay est une étape farniente agréable qui doit être certainement plus agréable hors période touristique et sous le soleil.

La météo est toujours aussi capricieuse ; nous décidons d’explorer les environs à pied. Deux jours de marche à pied le long des plages, dans la forêt, autour du phare du Cap Byron : c’est la tempête, les vagues attaquent furieusement les rochers, un superbe spectacle et une bonne bouffée d’air iodé.
Nous observons également de nombreux surfeurs qui semblent plus jeunes et expérimentés qu’à Surfer Paradise.

La ville est ultra touristique : que de bars, de restaurants… Et pourtant, elle a conservé un côté bohême : nous y croisons des habitants au look hippie-baba-cool (aux longs cheveux encore plus longs que les nôtres ! aux pantalons colorés bouffants) qui fréquentent les boutiques bio et instituts de relaxation & spa très présents ici.

A l’opposé, nous rencontrons aussi la jeunesse australienne dorée : des jeunes femmes (trop) maquillées aux vêtements très courts (mini shorts ou jupe) le plus souvent surexcitées accompagnées de jeunes garçons surfeurs qui exhibent fièrement une musculature bronzée, résultat d’activités physiques intenses.
Le rêve australien qui attire des millions de backpackers et des immigrés d’Asie (et d’autres continents) est ici !



31 décembre. New Year Eve à Sydney

En préparant notre voyage, nous avions choisi de réveillonner à Sydney ; l’envie de partager avec les australiens le compte à rebours final et les grands feux d’artifice tirés du Sydney Harbour Bridge.

Pour des questions de budget, nous avons pris le bus de nuit entre Byron Bay et Sydney : la nuit fut courte car les sièges sont inconfortables et étroits, si étroits qu’ils provoquent le déplacement du dormeur vers son voisin (faute d’accoudoirs de séparation) …

Nous arrivons en début de matinée à Sydney, ville encore calme avant l’effervescence de la soirée du réveillon.

Pour voir les feux d’artifice, il y a en gros deux options : celle gratuite qui consiste à voir le spectacle dans un des nombreux parcs de la ville (certains attendent à l’entrée du parc 24h avant le début des festivités !) et l’autre, payante qui consiste à être dans une des soirées privées, le luxe étant d’être dans un des bateaux présents dans la baie près du pont (les prix s’échelonnent de 200 $ à …).
Evidemment, nous optons pour la première formule lol

Le temps de lire et d’envoyer les ultimes mails de 2010 et de faire des courses, nous arrivons au Royal Botanic Garden vers midi : c’est la foule ! (alors qu’il reste quand même encore 12h d’attente avant le feu d’artifice !)
La file d’attente pour entrer dans le parc est gigantesque … C’est la fouille à l’entrée du parc qui ralentit le passage.
Nous prenons notre mal en patience et faisons la queue en compagnie de français et d’australiens de Perth. Il est stipulé qu’une fois atteint 20 000 personnes, les portes du parc se ferment. Serons nous parmi les heureux élus ? Impossible de le savoir avant de franchir les portes … un surveillant nous indique que plus de 10 000 personnes sont déjà dans le parc … il nous faudra plus de 2 heures d’attente sous un soleil de plomb… pour finalement rejoindre les 20 000 happy few !
Mais tout n’est pas gagné : une fois entrés, il nous faut trouver un emplacement pour attendre patiemment plus de 10h et surtout bénéficier d’une vue … nous nous dirigeons vers l’extrémité du parc, là où la vue sur la baie est la meilleure … et là, c’est comme une plage publique de la Côte d’Azur en plein mois d’Août : impossible d’étendre sa serviette surtout pour deux personnes !
Stéphane parvient à trouver un point de vue exceptionnel de l’Harbour Bridge et de l’Opéra House, entre deux arbres, au milieu des rochers. Impossible de s’allonger … nous restons donc assis …
Nous attendons patiemment, entourés encore une fois de français qui ont déniché comme nous ce spot.
La tension s’accroît au fur et à mesure que les heures passent.
L’Opéra House prend une belle teinte rosée au coucher du soleil : la baie est magnifique. Puis les lumières du pont et des bateaux s’allument. Plus bas, derrière une barrière opaque, les « riches » festoient en musique (soirée privée à 200 $).
Lorsque les premiers feux éclatent à 21h, nous sommes entourés d’une foule assez dense d’asiatiques et de russes (sans gêne).

Les 8 minutes de spectacle sont assez décevantes : les feux ont été principalement tirés derrière le pont et sont donc peu visibles.

Encore 3h d’attente, le temps d’écrire les mails et cartes de vœux et nous passons à l’an 2011 après un compte à rebours affiché sur les piliers du pont et hurlé par une foule en liesse.
Les 7 tonnes de feux éclatent au dessus du pont, des sommets des gratte- ciel, de la baie… A chaque feux, la foule hurle !
Le spectacle est superbe mais un peu court : 12 minutes seulement…


Nous suivons les australiens rentrer à pied au cœur de Sydney, les uns pour dormir, les autres pour festoyer dans l’un des innombrables bars ou pubs d’Oxford Street. C’est une véritable marée humaine que nous suivons jusqu’au bout de la nuit … Il faut dire que n’ayant pas pu nous payer une nuit d’hôtel, nous devrons attendre notre bus pour Melbourne qui ne partira qu’à 9h le lendemain matin.


19 décembre 2010

East coast, troisième semaine. Merry Christmas !


19 décembre. Hervey Bay - Fraser Island.
Nous arrivons vers 2h du matin au camping d’Hervey Bay.
La pluie « shower » n’a pas cessé de tomber ces dernières heures : le terrain où nous plantons notre tente est bien humide, les piquets s’enfoncent bien !

Hervey Bay est une station balnéaire très étendue et la base de départ pour aller à l’île Fraser.
Nous avons choisi de visiter cette île en self-guided safari en 4x4, pas si « self » que cela puisque nous serons encadrés par un guide multi-tatoué sosie de l’acteur Anthony Hopkins.

Notre groupe est formé de 4 voitures 4x4 blanches de 7 passagers chacune.
Lorsque nous entrons dans la salle pour la présentation vidéo du safari, nous sommes surpris par la jeunesse des participants : 20-25 ans, nous sommes des vieillards par rapport à eux !

Nous sommes les seuls conducteurs de notre voiture et nos passagers sont 3 suissesses germaniques et 2 taïwanaises : ces jeunes femmes ne feront pas preuve d’efficacité et d’organisation au cours de 3 prochains jours ! lenteur et inefficacité en cuisine, vaisselle, rangement …
Bien que la carrosserie de notre 4x4 soit en bon état, le moteur qui affiche 330 000 km au compteur est … un peu usé : le passage à la 3ème vitesse est particulièrement difficile ! Et à l’arrière, les passagers sont multi-secoués à chaque bosse.



Patrimoine mondial de l’Unesco, Fraser Island est l’île de sable la plus grande au monde : 120 km de long / 15 km de large. L’île est recouverte d’une épaisse forêt d’eucalyptus et de pins mais aussi de lacs d’eau douce et de marais.
Le versant Est de l’île rappelle la côte landaise : c’est une longue plage bordée d’une dune et battue par les vagues. A la différence des Landes, cette plage n’est pas un lieu de farniente et de baignade mais plutôt une autoroute à 4x4 avec des panneaux de limitation de vitesse (80km/h).
Chaque année, 350 000 visiteurs visitent Fraser Island : nous entrons en pleine période touristique.
Autant dire qu’il y a beaucoup de monde sur l’île : sur la plage, c’est un défilé permanent de 4x4 et bus des tours opérateurs et les lacs sont pris d’assaut par les baigneurs …
De ce fait, l’île perd de son côté sauvage : le « pompon », c’est le déjeuner dans la forêt dans un enclos entouré d’une haute grille afin de nous protéger des dingos, sorte de chien sauvage à l’agressivité reconnue.

Premier défi pour Stéphane, conducteur de la 1ère journée : entrer en marche arrière dans un petit ferry et coller le 4x4 contre les autres voitures en évitant l’escalier et la rambarde, tout cela avec une visibilité à l’arrière quasi nulle et un membre d’équipage du ferry qui crie des instructions de manœuvre incompréhensibles à tous « non native speaker » !

Arrivés au débarcadère du ferry, nous entrons dans la forêt et les choses sérieuses commencent !
La route de sable forestière est complètement défoncée ! trous avec eau, racines, bosses, le 4x4 est complètement secoué et manque plus d’une fois d’être ensablé !
Nous parvenons à la plage est : le sable humide (marée basse) permet de conduire plus rapidement mais lorsque nous traversons des bancs de sable sec, le 4x4 devient vite incontrôlable (dérapage voire ensablage de la Toyota).
Stéphane a peur de retourner la voiture qui s’incline parfois dangereusement. Il prend moins de plaisir que Christophe (conducteur de la 2ème et 3ème journée) qui apprécie conduire sur sable et traverser les cours d’eau (avec l’eau jusqu’aux points hauts des grandes roues du 4x4) sous le soleil ou sous une pluie battante.

Lors des 3 jours de safari, nous nous baignons dans le lac MacKenzie, un beau point d’eau entouré de forêts de conifères.

Nous passons devant l’épave du bateau Maheno : ce bateau navette s’est échoué en 1935 sur la plage. Etrange impression que de voir cette carcasse rouillée attaquée par les vagues et le vent …

Le lac Wabby plus au nord est lové entre une grande dune de sable et une épaisse forêt. L’eau du lac est de couleur verte : superbe dégradé de vert entre le rivage et l’extrémité du lac. Sans doute le plus bel endroit de l’île ! Nous le traverserons de long en large à la nage.

Champagne Pools sont les seuls lieux de baignade en eau salée de l’île : il s’agit de deux piscines naturelles (trous dans la roche). Malheureusement, la météo capricieuse ne nous permettra pas d’en profiter.

Indian Head est un promontoire rocheux (avancée dans l’océan Pacifique) qui offre une très belle vue sur les criques environnantes ainsi que sur les fonds marins (raies, requins, tortues).


Faire un safari sur l’île Fraser est une expérience intéressante (mais pas inoubliable) pour ceux qui aiment conduire des 4x4 dans des conditions difficiles voire extrêmes.
Deux jours de safari auraient été largement suffisants car l’île est limitée en terme de points d’intérêts et beaucoup trop touristique.



23 décembre. Brisbane
Brisbane est la 3ème plus grande ville d’Australie avec 2 millions d’habitants.
C’est une cité aux infrastructures modernes qui s’est développée autour de sa rivière : les gratte-ciel sont nombreux mais les tours sont moins hautes et audacieuses qu’à Sydney.
La ville est plutôt calme (malgré l’intense circulation des autoroutes urbaines) et propre.

Ce qui frappe le visiteur, ce sont les efforts réalisés par la municipalité en matière de transport urbain : pistes cyclables et pour piétons, réseau dense de bus en souterrain car le centre ville est piétonnier.
Brisbane est un modèle à suivre en transport fluvial : des navettes catamarans « city cat » relient les différents quartiers de la ville via la rivière, ces navettes sont confortables, rapides et offrent même le wifi !
Dernière nouveauté, la mise en marche du Velib de Decaux : les stations ont été récemment inaugurées mais les vélos sont encore peu utilisés et pour cause, il pleut sans arrêt !


Lors de notre séjour à Brisbane, nous aurons un temps pourri, au mieux nuageux et gris au pire pluie dense.
Une méga dépression traverse la côte Est du pays. Les pluies parfois torrentielles provoquent des inondations et coupures de routes.
Nous avions prévu de camper prochainement, cela va être humide !

Nous apprendrons plus tard que le nord est de l’Australie (Etat du Queensland) est touché par des inondations d’une ampleur exceptionnelle : un territoire grand comme la France et l’Allemagne réunis est sous l’eau, 200 000 personnes ont été évacuées, la ville de Rockhampton est devenue une île entourée d’eau.


Nous fêtons Noël tranquillement avec un repas gastronomique préparé dans la cuisine de notre backpacker. Au menu, crevettes à la mayonnaise, bœuf accompagné de pommes croquettes et d’haricots verts et un apple pie (gâteau aux pommes) typiquement british au dessert.

C’est un sentiment étrange qui nous anime : c’est en effet notre premier Noël éloigné de notre famille, un Noël avec une météo certes pluvieuse mais avec des températures élevées. Nous perdons nos repères …
Nous sommes étonnés par le faible nombre de décorations de noël en ville et même dans les magasins (quasi inexistantes). Les australiens pourtant majoritairement catholiques ne fêtent pas avec le même éclat la nativité que les européens. C’est surtout pour eux une occasion supplémentaire de lever le verre … parfois un peu trop !



La météo est idéale pour découvrir les musées de Brisbane et faire les soldes !
Les soldes débutent ici dès le 26 décembre : nous avons compris pourquoi les magasins étaient vides à la veille de Noël, les australiens attendent les soldes pour acheter.
Stéphane en profite pour acheter une nouvelle paire de sandalette très confortable afin de remplacer sa paire de basket usée.

Difficile de s’y retrouver avec les jours fériés : boxing day (1er jour des soldes) placé selon le désir des autorités locales mais aussi 2-3 jours non travaillés après le nouvel an. Cela ne nous arrange pas car beaucoup de magasins et service publics ferment ces jours là.

Les musées majeurs de Brisbane sont regroupés au niveau du Culturel Center, un complexe associant culture (Queensland Art Gallery), centre d’informations (méga bibliothèque avec accès free à internet) mais aussi divertissements (fête foraine, marché de Noël riquiqui et l’incontournable lagon = piscine extérieure avec barbecue).
Le tout construit avec une architecture novatrice (les musées sont une réussite : espaces lumineux, forte utilisation du verre et de l’acier), bâtiments entourés de verdure au bord de la rivière et à deux pas du centre ville, une réussite !


Le Queensland Art Gallery est d’un intérêt inégal : sculptures de différentes époques de corps d’hommes et de femmes. Surprise de retrouver ici une œuvre de Rodin.
Mais aussi une exposition d’un artiste consacrée au surf (des vidéos montrent des jeunes surfeurs en train de scier en deux leurs planches, intérêt ?).
Les tableaux de la période impressionniste méritent le détour. Les peintres australiens (qui nous sont inconnus) ont été formés en France ou Grande Bretagne.

Le Queensland Gallery of Modern Art présente une exposition ludique et interactive dont le thème est l’art au 21ème siècle, une belle réussite !
Nous avons été marqués par les œuvres suivantes :
-      une piscine dans laquelle nous pouvons entrer (il faut voir les photos pour comprendre !),
-      un mur de photos représentant les séjours d’appartements de Shangai (quelle diversité !),
-      un mur de rubans de couleurs imprimés de souhaits « I wish … ». Chaque visiteur peut emmener un ruban (et un seul !) de son choix. A la place, il glisse un papier où il écrit le souhait de son choix ... ce dernier sera peut-être imprimé sur un ruban pour de prochains visiteurs à l’appréciation du musée,
-      une volière géante, créée dans une salle du musée à l’aide de cintres et de sable, dans laquelle l’artiste amplifie le bruit de petits oiseaux qui volent en liberté : le résultat est un son grave et envoûtant,
-      une immense table (elle semble infinie) où les visiteurs peuvent construire les œuvres de leur choix en briques lego blanches … il semblerait que beaucoup de visiteurs aient des dons dignes des plus grands architectes !
-      les hits de M. Jackson chantés en simultané par 12 de ses fans,
-      des sculptures « bouddhistes » avec au sommet du crâne une représentation de la pensée du personnage (un bébé, un poisson rouge …),
-      des ateliers de création d’oiseaux en papier pour les enfants,
-      un toboggan en acier et verre qui permet de descendre du 1er étage au rez-de-chaussée en glissant sur des sortes de « sac à patate ». Même les adultes s’y mettent ! …

Le 13 février 2008, le Premier ministre australien Kevin Rudd s’est excusé auprès des populations aborigènes pour tous les dommages causés par la colonisation britannique.
Une œuvre relate cette épisode : le mot « SORRY » écrit avec des vieilles peintures, assiettes, vieux objets…

C’est bien simple, nous resterons plus de 3 heures dans ce musée/exposition sans nous en apercevoir !
Voilà le genre d’initiative qui manque en France … Mais pour cela, il faudrait de gros moyens financiers et des mécènes généreux…


12 décembre 2010

East coast, deuxième semaine.

12 décembre. Airlie Beach – Whitsundays Islands.
Du bus, nous observons la violence des orages : les rivières que nous traversons sortent de leurs lits et charrient boues et végétaux.
Le ciel est sombre, nous ne camperons pas ce soir !

Airlie Beach est la base de départ pour visiter les îles Whitsundays : c’est une ville touristique sans âme, sans plage et donc avec une piscine extérieure gigantesque « le Lagon » (Cf. Cairns).
Nous y retrouvons également plein de restaurants et d’hôtels backpackers; nous dormirons dans l’énorme Magnum, une véritable usine (4 restaurants, des centaines de chambres et de dortoirs et une minuscule cuisine saturée : il ne faut pas concurrencer les restaurants !) finalement assez calme.

Les 74 îles Whitsunday sont situées à 50 km de la côte. Seules 5 îles sont habitées, les autres sont protégées par les parcs nationaux. Ces îles sont d’origine continentale et non corallienne.



Nous quittons le port d’Airlie Beach ce lundi matin pour une croisière de 3 jours et 2 nuits à bord du voilier « Apollo », un ancien bateau de course, qui a gagné la fameuse régate «Rolex Sydney Hobart », qui a lieu chaque année à Sydney, le 26 Décembre (66ème cette année) .
Nous avions choisi ce bateau car ce n’est pas un « party boat » (= bateau de jeunes fêtards et de buveurs).
La croisière en bateau à voile permet d’atteindre des plages et criques inaccessibles et la vision des îles est différente.

A bord, nous sommes 30 dont 4 membres d’équipage : comme le bateau n’est pas très grand (20 mètres), nous sommes serrés les uns contre les autres ! Pas d’intimité dans le dortoir. Certains passagers préfèrent dormir sur le pont …
Heureusement que la météo a été excellente ces 3 jours, sinon, nous aurions été confinés dans la minuscule cabine intérieure …
Un seul point d’eau, c’est limite ! c’est donc la queue le matin et le soir pour se laver …

Mais la bonne humeur générale et la beauté des paysages que nous admirons du bateau nous font oublier ces désagréments. Il faut dire également que nous mangerons bien et copieux à bord : une cuisine typiquement britannique concoctée par une jeune australienne dans sa minuscule cuisine de 2 m².
Les passagers sont jeunes (entre 25 et 30 ans) et sont d’origine australienne et anglaise.

Première escale à l’île Hook: c’est la 2ème plus grande île des Whitsunday. L’île est boisée, inhabitée et pourvue de ravissantes criques. Nous accosterons à Butterfly Bay, charmante petite baie avec sa petite cascade.
Nous partons faire du snorkeling et de la plongée sous-marine (plutôt une initiation).
Les fonds marins sont beaux sans être exceptionnels : les coraux ne sont pas en très bon état.

Le lendemain, nous arrivons à la plus grande des îles, la Whitsunday Island.
Nous profitons toute la matinée de la plage mythique de « Whitehaven Beach » : une superbe plage longue de 7 km et dont le sable, composé à 80% de silicates, est le plus blanc au monde.
Au soleil, cette blancheur contraste avec le ton bleu foncé de l’océan. L’effet est réellement magnifique. Le sable est si fin que le simple fait de marcher fait du bruit : attention aux appareils électroniques ! Christophe, échaudé par son passage dans le désert d’Atacama qui avait eu raison de son appareil photo, décide de le laisser à bord.
Arrivés tôt sur la plage, nous sommes seuls ! Etrange sensation que de se badigeonner de crème solaire dès 8 h du matin après le petit déjeuner …
Mais nous serons pas seuls très longtemps puisqu’en fin de matinée, la plage est visitée par d’autres bateaux, un hydroglisseur et un hélicoptère … ils n’ont pas encore pensé au sous-marin mais cela devrait venir !

En cours d’après-midi, nous retournons vers l’île Hook, que nous dépassons par le Nord pour atteindre l’île de Hayman et la célèbre Blue Pearl Bay.
Au programme, snorkeling dans une très belle crique (les eaux sont poissonneuses et bien pourvues en coraux mous) et un inoubliable coucher du soleil à bord du voilier.

C’est déjà le dernier jour ! Nous visitons une petite île de sable, très beau banc de sable entouré d’eaux cristallines. C’est un lieu de ponte des tortues marines.
Lors du snorkeling, Stéphane va suivre une tortue et s’amuser avec elle pendant une quinzaine de minutes. L’animal évolue lentement ou par impulsion selon les battements de ses pattes avants.
Nous revivons ainsi une séquence mémorable de snorkeling aux îles Galapagos.

Au retour au port, les voiles sont mises : le bateau penche très fortement ; poussé par le vent, sa vitesse est impressionnante ! Un bon final.


17 décembre. Rockhampton - Capricorn Caves.
Nous parcourons la campagne australienne entre Airlie Beach et Rockhampton.
Le paysage est monotone : les champs de canne à sucre succèdent aux forêts puis aux élevages de bovins.

Rockhampton, ville de taille moyenne, est la capitale du bœuf : des statues de taureaux grandeur nature accueillent les visiteurs aux entrées de la cité.
Egalement une demi-douzaine de Mac Do, mais, c’est dans un pub australien que Stéphane dégustera un très bon steak de bœuf bien saignant.
C’est dans ce même pub que nous serons le témoin d’une bagarre entre 2 australiens sous l’emprise de l’alcool … encore une fois, il n’est que 21h …

Pour fêter nos 6 mois de voyage, nous avons choisi de dormir dans un hôtel « plus haut de gamme » que d’habitude : le Criterion hôtel, un bâtiment de 1880 au charme british passé de mode (grands abats jour aux lampes, épaisse moquette, hauts plafonds).

Le lendemain, nous décidons de louer une voiture de location afin de nous rendre au site Capricorn Caves. Il s’agit de grottes souterraines profondes de plusieurs dizaines de mètres avec au centre une haute cavité : « la cathédrale ».
La qualité sonore de la cathédrale est exceptionnelle (comparable à l’Opéra House de Sydney d’après notre guide qui exagère sans doute un peu): nous y écoutons un chant avec jeux de lumière (éclairage des parois et petites cavités). Puis, extinction des lumières et bougies : l’obscurité est totale, un moment rare de calme et de sérénité.
A proximité de la cathédrale, nous parvenons à une grande cavité souterraine.
Il est 11h30 : via une petite ouverture au plafond, la lumière du soleil entre et illumine une petite surface de la grotte. Ce phénomène naturel ne dure qu’une vingtaine de minutes et n’a lieu qu’aux environs du solstice d’hiver (soit en décembre-janvier).
Notre guide en profite pour jouer avec le soleil : les boules à facettes donnent une ambiance de disco à la grotte. Des linges colorés éclairent en rouge, jaune, vert ou bleu les parois : ces très beaux effets visuels sont immortalisés par la caméra de la télé locale.

Lors de notre déjeuner, nous observons (enfin !) notre premier kangourou : l’animal est de petite taille (environ un mètre), ses puissantes pattes arrières qui lui permettent de bondir rapidement n’ont que 3 doigts. Nous sommes surpris par ses grandes oreilles.
Nous verrons d’autres kangourous aux oreilles plus petites au zoo de Rockhampton. Nous admirerons également les koalas, petits ours gris au gros nez noir ; ce sont les vedettes de ce zoo (même s’ils passent le plus clair de leur temps à dormir sans doute épuisés par la chaleur).

Nous terminons notre journée animalière par un tour organisé par un ranger du parc Mt Etna.
Il est 18h, la nuit tombe. Quelle idée que de s’aventurer dans une colline infestée par des crapauds (indésirables à cause de leurs venins mortels), des grenouilles vertes et des araignées et d’être littéralement attaqués par les moustiques insensibles à notre anti-moustique du vieux campeur !
Car nous sommes le témoin d’un phénomène rare et exceptionnel : la colline abrite une maternité de plus de 100 000 chauves souris. L’animal, pas plus grand qu’une main, sort en fin de journée d’une grotte de 30 m de profondeur afin de rechercher de la nourriture.
Nous sommes à l’entrée de la grotte : les chauves souris par centaines foncent vers nous mais, grâce à leur système de radar, parviennent à nous éviter. Au fond de la grotte, nous apercevons des serpents, probablement une espèce vénéneuse en train de festoyer avec des chauves souris …

Nous rentrons vers 22h dans notre camping : extra ce camping !
L’emplacement pour les tentes est situé entre une rivière en crue (qui menace d’inonder notre terrain), une autoroute urbaine bruyante et sous une ligne électrique à haute tension.
Et, pour compléter le tout, l’appareil à gaz du camping est dangereux car le tuyau est percé… Bonne nuit !